Qui suis-je ?

Ma vie ? Pour avoir une vie, il faut être quelqu’un. Oui, le suis-je ? Ai-je réellement le droit de parler de moi avec un grand « JE » ? Je préférerai être anonyme dans mes récits. Mais, hélas ! Rester inconnue à mes lecteurs, hum ! Ecrire, c’est une de mes passions. L’écrit, c’est ma vie, c’est un de mes rêves. Mes écrits arriveront à se tailler un chemin.

Quand il s’agit de moi, je baisse le ton et je deviens timide. Mes proches riront s’ils entendaient ce que je viens de dire. Ils s’écrieront sûrement : « c’est faux, elle fait la modeste ».  Je me lance, j’espère juste que vous ne vous fatiguerez pas en chemin. Et que vous aimerez cette balade.

Avant de répondre à la question « qui suis-je ? »,  je devrai commencer par celle d’où je viens. Une personne sans origine n’existe pas.

Mon père Kalaala Kadima Constantin est un luba. Il est de la province du Kasaï Oriental, du district de Tshilenge, du village de Luamwela. Il est de la tribu des Bakwa-Mukendi. Il est né le 12/10/1965 à Katanda. Mon grand-père paternel, qui était alors couturier, avait quitté son village pour s’installer à Katanda.

Il avait épousé quatre femmes et à la naissance de mon père, il totalisait vingt-huit enfants. Il en a eu d’autres après pour totaliser trente-trois, à en croire les dires de mon père.

Tout ce que je sais de mon grand-père, c’est que c’était un homme bon, qui accueillait chez lui tout le monde à bras ouverts. Qu’il comptait parmi les premiers hommes à avoir travaillé avec les Blancs dans la province. Il avait épousé ma grand-mère comme troisième femme alors que celle-ci n’avait que seize ans. Mon grand-père est mort suit à une maladie.
Paix à son âme !

Revenons à mon père. Il a grandi et étudié à Katanda. A l’âge de huit ans, il est entré au couvent. Il a passé toujours sa jeunesse à l’église. Il grandit comme acolyte et élève en section littéraire au Petit Séminaire.

Un jour, il a manqué une messe pour assister à un tournoi de football comme il aimait ce sport. Quand il est revenu, on lui signifié qu’il ne serait plus autorisé à continuer pour devenir prêtre. Après cette communication, mon père a effectivement plié ses bagages à destination de Kinshasa. Il est venu s’inscrire à l’Université de Kinshasa (UNIKIN, en sigles). Et le temps a passé.

Faisons un recul dans le temps. Que le présent fasse une pause. Je ne vais quand même pas suivre mon père sur le banc des études sans parler de maman.

Irène Meta Lubika, tout comme mon père est une Luba. Même province, même district, mais elle fait partie de la tribu des Bena-Kalala. Irène Meta est née le 02/04/1970 à Kinshasa. Elle est deuxième de sa famille, sur un total de onze enfants. Mon grand-père maternel était pilote de ligne et a travaillé à la Gécamines, à Lubumbashi. Ma grand-mère, quant à elle, était une ménagère et très bonne couturière. Maman a donc vécu entre deux grandes villes du pays : Kinshasa et Lubumbashi…

 

MULANGA KALAALA Célia
4ème HP


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