Mes premières amours

Bonjour, cher lecteur. On m’appelle Tshimanga Nkongolo Théodore, élève de deuxième année secondaire aux Gazelles. En voyant le nombre d’enfants que mon père a eu et la façon dont, parmi tous ces vingt-six enfants, il prend soin de ses deux derniers enfants, ma sœur et moi, je me réjouis d’une pareille chance. Mes frères n’ont pas eu la même chance que nous deux, d’aller à l’école en voiture. Mes grands-frères et grandes-sœurs ont atteint la majorité et certains sont déjà licenciés. Mon père a été dur avec eux et maintenant, ils travaillent déjà. D’autres ont fondé une famille.

Actuellement, c’est ma sœur et moi seuls qui sommes encore aux études. Je ne sais pas si nous aurons la chance de terminer nos études après la mort de notre père ; car mes autres frères et sœurs ont été poussés et rassurés par papa. Maintenant, les voilà responsables. Est-ce que cela affectera mon avenir ? Celui qui me donne le courage de continuer, c’est le Seigneur Jésus. Je sais qu’avec Jésus à mes côtés, malgré mes innombrables péchés, il m’aidera à devenir l’homme que mon père voyait en moi sans lui.

Cher journal, aujourd’hui a été une journée rude pour moi. Car les professeurs étaient absents et pour la classe, c’était une belle occasion de faire la foire. Un moment, de moi-même, j’ai décidé de comprendre pourquoi mes amis dérangeaient. Je n’ai pas eu de réponse. Puis, est arrivé le cours d’atelier duquel le professeur m’a exclu et mis en garde pour l’heure de gymnastique. Ma grande préoccupation est celle de mon avenir. Est-ce que le fait que je dérange influence mon avenir ? Je n’en sais rien, mais cette question me tourmente beaucoup alors qu’avec ma conscience, je dois me jurer d’essayer de prendre le bon caractère. Je sais que j’en suis capable.

Il y a aussi autre chose qui me dérange : c’est mes amis du quartier. Ma mère ne les apprécie pas beaucoup, mais moi, je suis contre ma mère. Je me demande, est-ce qu’elle voit clair dans notre amitié ? Mes amis vont-ils me déconcentrer pour que je ne sois plus capable de réfléchir à l’école et à la maison ? Je n’en sais absolument rien. Mais toujours est-il qu’avec ma conscience, je saurai réussir en classe et à la maison.

Ma nouvelle école « Les Gazelles » a un horaire vraiment différent de celui de mon ancienne école, vu que dans l’ancienne école, le samedi, nous n’allions pas à l’école. Donc, j’avais deux jours de repos, plus de temps pour m’amuser et aussi plus d’énergie pour aller à l’école, à l’église. Mais maintenant, c’est autre chose car nous finissons les cours, le samedi y compris, tard. Le temps de rentrer à pieds quelque fois, sous ce chaud soleil, et puis, la nourriture à consommer si elle est prête, il faut se reposer un peu et reprendre le travail vers 17 heures.

Quand tu termines, tu es cassé, fatigué. Tu t’étales sur le fauteuil pour regarder la télévision et il n’y a souvent rien d’important. Tu cherches quoi faire et si tu trouves une activité, par exemple le dessin, tu te mets à dessiner de 20 heures à 22 heures. Puis tout à coup, les yeux deviennent lourds ; tu récites une courte prière avec maman quand elle a fini, et tu vas au lit. Et le dimanche, tu es tellement fatigué que tu n’arrives pas à te réveiller tôt pour aller à l’église. Il arrive qu’on se réveille à 12 heures. C’est trop tard pour aller à l’église. Cela fait déjà deux dimanches que je ne vais pas à l’église à cause de cette fatigue. Je ne sais pas quoi faire. Devrais-je commencer à dormir à 18 heures le samedi pour ne pas rater le culte et me lever plus tôt le dimanche ?

 

TSHIMANGA KONGOLO Théodore
2ème secondaire


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